lundi, avril 09, 2007

Electrochoc... tranquille

François Bayrou a donc annoncé hier que son élection serait un électrochoc tranquille, et l'on se gratte la tête: où vont-il chercher çà? Certes, électrochoc commence comme élection , mais cela ne suffit pas à justifier l'affirmation selon laquelle l'élection (de Bayrou) serait une électrochoc (pour qui?).

Selon le dictionnaire Robert, un électrochoc est un "procédé de traitement psychiatrique consistant à provoquer une perte de conscience, suivie de convulsions, par le passage d'un courant alternatif à travers la boîte crânienne". L'élection de François Bayrou serait donc un "traitement psychiatrique" qui provoquerait "une perte de conscience, suivie de convulsions". Mais à qui s'adresserait ce traitement? Qui perdrait conscience, aurait des convulsions? Je ne vois qu'une seule réponse: le corps électoral, c'est-à-dire vous et moi. Pauvres de nous! Avons-nous vraiment mérité ce "courant alternatif à travers la boîte crânienne"? Qu'aurions-nous fait qui mérite cette punition? Voté Bayrou?

Et en plus cet électrochoc serait tranquille. En d'autres termes: Nous allons vous faire passer du courant alternatif dans la boîte crânienne, vous perdrez conscience, aurez des convultions, mais ne vous en faites pas, ce sera dans la tranquillité. Bigre! On se souvient que Nicolas Sarkozy nous a déjà proposé le même genre d'oxymore avec sa rupture tranquille . Mais électrochoc tranquille, il fallait l'inventer!

Le PS a immédiatement répliqué que c'était Bayrou qui avait besoin d'un électrochoc, pour retrouver (après bien sûr la perte de conscience et les convulsions) la différence entre la droite et la gauche. C'est ce qu'on appelle l'arroseur arrosé, ou plutôt l'électrochoqueur électrochoqué...

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