jeudi, novembre 02, 2006

Variations dans la continuité

Dans l'arsenal des pièges, piques, méchancetés, chausse-trapes et autres gracieusetés que le clan Chirac distille à l'endroit de Sarkozy (au fait, ça n'a rien à voir bien sûr, sauf l'initiale de leur nom : qui avait baptisé Sartre «l'agité du bocal»?), nous avons vu (ici) qu'une métaphore saisonnière était fort prisée chez les adversaires UMP du ministre de l'Intérieur. Il est une autre formule qui s'inscrit dans la continuité. Souvenez-vous : il y a plusieurs mois qui paraissent plusieurs siècles (c'était avant le CPE et Villepin se voyait un destin, comme naguère Giscard), le premier Ministre déclarait:
L'élection présidentielle est la rencontre d'un homme et d'un peuple.
Le 30 octobre, dans Le Figaro, Jacques Chirac reprend et développe la formule:
L’élection présidentielle, c’est une rencontre entre un homme et un peuple. Tel est l’esprit du gaullisme. Telle est la logique de l’élection du président au suffrage universel. Tout est donc possible.
Tout est possible, en effet. Un homme (ou une femme) et un peuple: Traduisons : les procédures de désignation du candidat de l'UMP (à propos, avez-vous remarqué, ça n'a rien à voir, bien sûr, qu'UMP est l'anagramme de PMU ?) n'ont rien à voir avec la conception gaulliste de l'élection présidentielle.

Je crois que nous n'en avons pas fini sur ce thème. Chiraquiens, Chiraquiennes (ou Chiraquistes, comme vous voudrez), faites travailler vos méninges, pour alimenter cette chronique. Et merci par avance.

Aucun commentaire: